Le Lavoir

Poste de Secours !

Anecdote :

Actuellement, le lavoir est adossé à un bureau de tabac, nommer "Comptoirs du Lavoir".
Le lavoir était auparavant adossé à un centre de secours qui n'existe plus.

Un lavoir ? Chaque commune en possède plusieurs et à première vue ils se ressemblent tous. Du reste, certains d'entre eux, depuis leur abandon, demeurent enfouis sous les broussailles. Le visiteur est attiré par une chapelle ou un manoir, rarement par un lavoir, même si celui-ci a été réhabilité par les employés communaux ou par une équipe de bénévoles.

À l'ère de la machine à laver, la plupart des gens pensent que toute la lessive s'effectuait autrefois autour du lavoir. Cette idée n'est vraie qu'en partie seulement.

L'essentiel du travail, exclusivement féminin, se déroulait à la maison ou dans la cour de la ferme. Le linge sale était disposé bien à plat, il séjournait d'abord toute une journée dans ce baquet rempli d'eau tiède.


Le jour suivant, après avoir vidé cette première eau, on tendait au-dessus du linge une grosse toile de lin. Sur ce tamis rudimentaire, on étalait une couche de cendres soigneusement réduites en poudre et provenant de bûches de chêne ou de fougères sèches que l'on avait brûlées. Cette cendre riche en carbonate de potassium, était connue depuis l'Antiquité pour son pouvoir nettoyant. On versait ensuite doucement sur cette couche des seaux d'eau chaude mais non-bouillante afin de ne pas cuire les taches et on laissait tremper le linge dans cette infusion jusqu'au lendemain.

Ce n'est que le troisième jour que l'on transportait à la rivière ou au lavoir, dans des paniers ou dans une brouette, le contenu du baquet. C'est là que, dans l'eau claire, chaque pièce de linge était rincée, battue, et rincée encore puis essorée et ramenée à la maison pour le séchage sur l'herbe, sur la haie ou à cheval sur une cordelette.